Un marcheur à la manière d’Étienne-Jules Marey.
Souvent, la pratique du jeûne prolongé est associée à celle de la marche
Cet article fait partie d’une série sur les askêsis présente sur plusieurs sites en ligne.
Milan Kundera nous rappelle que plus il y a du drame dans l’air plus l’humour devient nécessaire.
Pour certains, Jeûner longtemps est un truc totalement effrayant.
J’ai 36 ans quand je décide de faire l’expérience de la cure de jus de légumes.
Un proche me dit :
Et si tu faisais carrément un jeûne ?
Sur son conseil, j’achète le gros bouquin de Shelton.
Il y est dit :
S’il y a risque de carence, il y a apparition de la Vraie faim !
Shelton explique que la faim des trois premiers jours de jeûne est dans l’estomac.
Ensuite il n’y a plus de faim – c’est mon expérience sur pas mal d’expériences de jeûne prolongé.
Les effrayés du jeûne ont le plus grand mal à croire que l’on n’a absolument pas faim pendant des semaines.
Ensuite, il y a la Vraie faim que Shelton situe dans la bouche et dans la gorge.
Comme dit, j’ai 36 ans.
Le Après 21 jours, je me réveille avec une image mentale : une grande table avec des plats de mets très appétissants.
À midi, l’image est toujours là.
En fin d’après-midi, l’image persiste et je conclue que c’est la vraie faim.
Je cherche des publications académiques sur le jeûne prolongé.
Je ne trouve rien qui puisse m’aider.
Les chercheurs … cherchent la molécule dans le corps qui …
Autrement dit, une aiguille dans une botte de foin.
À 37 ans, pendant trois ans, je fais l’expérience de me nourrir d’aliments tels qu’ils sont dans la nature selon mon instinct.
Le truc est étonnant.
Le corps-esprit sait de quel aliment naturel il a besoin.
Un jour, en Italie, j’entre dans un marché et je sens à une très grande distance le maquereau qui est sur l’étal d’un poissonnier.
Je le mange cru, assis sur un banc public.
Ainsi que de la pastèque qui m’a fait de l’oeil.
Car la vision est aussi un détecteur des aliments naturels dont on a besoin.
Je propose un article sur cette askêsis – voir liste des askêsis.
Des années plus tard, gros problème de santé.
Je décide de faire un jeûne prolongé en y ajoutant une cuillérée de spiruline chaque matin.
Au bout de 45 jours, j’arrête l’expérience car je dois faire une conférence.
Une question de confiance
Au commencement, il y a les chercheurs qui disent ceci et cela sur le jeûne prolongé.
Il y a les chercheurs qui travaillent sur l’instinct et l’alimentation.
Ensuite, je fais des expériences.
Tout cela forge ma confiance très importante dans mon instinct et dans mon intuition.
***
Il y a vingt ans, quand je tombe gravement malade, je découvre que le souchet est un aliment très riche.
Chaque matin – sept mille matins – je prends 20 grammes de farine crue de souchet.
À l’automne 2026, je ne trouve plus de farine de souchet dans les magasins bio autour de chez moi.
Au bout de quelques jours, c’est insuportable.
Bien que la farine de souchet coûte dans les 20 euros le kilo, j’en commende en ligne.

2 réflexions sur “Jeûner longtemps, une Askêsis de course”