Cet article fait partie d’une série sur les askêsis présente sur plusieurs sites en ligne.
Article rédigé par ChatGPT. Pas encore relu.
La visualisation mentale est un exercice consistant à créer, évoquer, maintenir ou transformer une expérience dans l’imagination.
Contrairement à ce que suggère son nom, elle ne concerne pas uniquement la vue.
Elle peut mobiliser les sons, les sensations corporelles, les mouvements, les émotions, les odeurs et les relations spatiales.
Il n’existe pas de définition unique de la visualisation. Les traditions philosophiques, spirituelles, psychologiques et scientifiques la décrivent différemment selon leurs objectifs.
1. Douze conceptions de la visualisation
| Approche | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Imagerie mentale | Former une représentation d’un objet, d’une personne ou d’un événement absent. | Imagination, mémoire, cognition. |
| Visualisation guidée | Suivre des instructions pour imaginer une scène ou une expérience. | Relaxation, régulation émotionnelle. |
| Visualisation créatrice | Imaginer une situation souhaitée comme si elle était réalisée. | Motivation, développement personnel. |
| Imagerie motrice | Répéter mentalement un mouvement sans l’exécuter. | Sport, apprentissage moteur, rééducation. |
| Contraste mental | Imaginer un avenir souhaité et les obstacles réels qui s’y opposent. | Préparation à l’action. |
| Imagerie thérapeutique | Imaginer des scènes ou transformations symboliques pour travailler sur les réactions émotionnelles. | Psychothérapie, gestion de la douleur. |
| Imagerie hypnotique | Construire des expériences imaginaires à partir de suggestions. | Hypnose, gestion de certains symptômes. |
| Visualisation contemplative | Maintenir l’attention sur une image, un symbole ou une figure. | Méditation, pratique spirituelle. |
| Visualisation stoïcienne | Imaginer des difficultés et examiner sa manière d’y répondre. | Préparation, discernement. |
| Visualisation multisensorielle | Imaginer une expérience à travers plusieurs sens. | Conscience sensorielle, imagination. |
| Imagerie corporelle | Imaginer des sensations, postures ou mouvements. | Conscience corporelle. |
| Imagination active | Laisser émerger des images et interagir avec elles. | Exploration psychologique. |
2. Les descriptions proposées par différents auteurs
Aristote : la phantasia
Chez Aristote, la phantasia intervient dans la représentation de choses qui ne sont pas nécessairement présentes aux sens.
Il ne s’agit pas encore d’un exercice de visualisation au sens moderne, mais d’un fondement philosophique de l’imagerie mentale.
Ignace de Loyola : la composition de lieu
Dans les Exercices spirituels, Ignace de Loyola propose de construire mentalement une scène, notamment biblique, puis d’y entrer par l’imagination sensorielle : voir les personnages, entendre leurs paroles, éprouver le lieu.
La visualisation devient ici un exercice spirituel structuré.
Émile Coué : imagination et autosuggestion
Émile Coué insiste sur le rôle de l’imagination dans les comportements et les réactions habituelles.
Sa méthode repose surtout sur l’autosuggestion verbale, et non sur la production d’images élaborées.
Carl Gustav Jung : l’imagination active
Jung développe une pratique dans laquelle les images et les figures symboliques peuvent émerger spontanément.
Le pratiquant ne cherche pas seulement à construire une image, mais à entrer en relation avec ce qui apparaît.
Johannes Heinrich Schultz : le training autogène
Le training autogène mobilise des formules associées à la lourdeur, à la chaleur, à la respiration et à d’autres sensations corporelles. L’imagination concerne ici davantage les sensations que les images visuelles.
Maxwell Maltz : la psycho-cybernétique
Dans Psycho-Cybernetics (1960), Maltz propose la répétition mentale et l’imagination d’une performance réussie.
Ses affirmations générales doivent cependant être distinguées des effets de l’entraînement mental effectivement démontrés.
Marc Jeannerod : l’imagerie motrice
Marc Jeannerod étudie les mécanismes cognitifs et neuronaux communs à la préparation de l’action et à son imagination. L’imagerie motrice permet ainsi une investigation expérimentale des relations entre imagination et mouvement.
Gabriele Oettingen : le contraste mental
Gabriele Oettingen distingue les rêveries positives du contraste mental, qui représente à la fois un avenir souhaité et les obstacles à sa réalisation. Imaginer la réussite ne suffit pas nécessairement à provoquer l’action.
3. Cinq exercices de visualisation avec une pomme
Pour comparer différentes pratiques, prenons un objet très simple : une pomme.
A. La visualisation reproductrice

Fermez les yeux et reconstruisez mentalement une pomme déjà observée. Retrouvez sa couleur, sa forme, sa surface, son éclairage et ses éventuelles imperfections.
B. La visualisation transformatrice

Imaginez que la pomme devienne bleue, transparente, gigantesque ou dépourvue de poids. Transformez volontairement sa forme, sa couleur ou sa matière.
C. La visualisation multisensorielle

Imaginez tenir la pomme, sentir son poids, percevoir son odeur, la croquer et entendre le bruit de la morsure. Il ne s’agit plus seulement de voir, mais d’imaginer une expérience corporelle complète.
D. L’imagerie spontanée

Commencez avec l’image d’une pomme, puis laissez apparaître des images, des souvenirs ou des associations sans décider à l’avance de leur évolution.
E. L’imagerie orientée vers l’action

Imaginez tendre la main vers la pomme, la saisir, la soulever et ajuster votre mouvement comme si vous agissiez réellement.
4. Visualiser ne signifie pas nécessairement voir
Les individus présentent des différences importantes dans leur capacité à produire volontairement des images visuelles mentales.
Certaines personnes éprouvent des images extrêmement précises. D’autres rapportent une imagerie visuelle très faible, voire absente : c’est ce qu’on appelle l’aphantasie.
Ces personnes peuvent néanmoins imaginer des mouvements, des relations spatiales, des sons ou des situations conceptuelles.
Une consigne comme « Fermez les yeux et voyez un cercle rouge » n’est donc pas également accessible à tous.
Imaginez un cercle rouge de la manière qui vous est accessible. Vous pouvez le voir, sentir sa forme, connaître sa position ou simplement en maintenir l’idée présente à votre esprit.
5. Trois dimensions pour distinguer les pratiques
Qui contrôle l’image ?
Est-elle volontairement construite, guidée par une autre personne ou laissée libre d’émerger spontanément ?
Qu’est-ce qui est représenté ?
Un objet, un événement futur, un mouvement, une sensation corporelle ou une transformation symbolique ?
Dans quel but ?
Observer, répéter, transformer, réguler, comprendre ou explorer une expérience ?
6. Visualisation et askêsis
La notion grecque d’askêsis, qui désigne l’exercice ou l’entraînement, permet d’envisager la visualisation autrement que comme une simple production d’images mentales.
Elle peut être comprise comme un exercice consistant à modifier délibérément sa relation à une expérience imaginée.
Cette perspective ouvre plusieurs possibilités :
- Imaginer sans chercher à contrôler tout ce qui apparaît.
- Transformer une représentation sans prétendre transformer directement l’objet représenté.
- Observer comment une image influence les sensations, les émotions et l’attention.
- Expérimenter différentes relations entre intention, imagination et perception.
- Examiner ce qui relève de la volonté et ce qui échappe à son contrôle.
Une distinction scientifique demeure indispensable : la visualisation peut modifier l’attention, les émotions, les attentes ou certains comportements ultérieurs, sans que cela démontre que l’événement imaginé se soit matériellement produit.
Conclusion : visualiser, une manière d’exercer l’imagination
La visualisation ne constitue pas une technique unique. Elle rassemble des pratiques différentes qui ont en commun de mobiliser l’imagination comme activité volontaire, guidée ou spontanée.
Dans la perspective de l’askêsis, son intérêt ne réside pas seulement dans l’image obtenue, mais dans l’exercice lui-même : explorer les possibilités de l’imagination, observer ses effets et découvrir comment notre relation à une expérience peut se transformer.

Une réflexion sur “Askêsis et visualisation mentale”