Image : Un arpeggione ou guitare d’amour.
Cet article fait partie d’une série sur les askêsis présente sur plusieurs sites en ligne.
Quand j’apprends à jouer du saxophone pour jouer du Georges Bizet dans un orchestre, est-ce que c’est une askêsis ?
Quand j’apprends à jouer de la bombarde pour faire danser les belles Bretonnes, est-ce que c’est une askêsis ?
Quand j’apprends à jouer de la planche à laver – washboard – pour jouer dans un orchestre de jazz, est-ce que c’est une askêsis ?
L’Askêsis est plutôt quelque chose qui n’a pas de but externe.
Le but est interne – expérimenter au fond de soi.
Mais quand je passe des heures, face à moi-même, à souffler dans un instrument de musique, il se passe des choses au fond de moi qui m’échappent totalement.
Quand je joue sur le washboard qui a appartenu à une arrière-grand-mère, avec une cloche qui a une histoire, un woodblock – bloc de bois – qui a une histoire, une petite cymbale qui a une histoire, des dés à coudre qui ont une histoire, il se passe des choses qui m’échappent totalement.
Et puis il y a ces moments totalement gratuits.
Je ne sais pas pourquoi, mais je prends une flute.
Une sensation et je prends un archet.
Mon très gros tambour me fait de l’oeil.

J’ai créé un site sur tous les instruments que j’ai pratiqué : Multi poly
